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Tribulations d'une jeune mère au foyer et art de vivre en région parisienne

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dimanche 1 novembre 2009

Toussaint

Le 1er novembre, la fête de la Toussaint unit l’Église de la terre à l’Eglise du ciel qui partage la Sainteté de Dieu. Cette célébration nous relie non seulement à tous les saints canonisés, c’est-à-dire ceux dont l’Église assure, en engageant son autorité, qu’ils sont dans la Gloire de Dieu, mais aussi à ceux qui, en fait les plus nombreux, sont dans la béatitude divine. La Toussaint donne ainsi un avant-goût de la liturgie éternelle que la liturgie de la terre anticipe.

La Solennité de tous les saints semble liée, historiquement, à la dédicace de l’ancien temple romain du Panthéon par le pape Boniface IV au début du VIIe siècle. Originellement dédié à tous les dieux — c’est le sens du nom en grec — le Panthéon fut consacré à Marie et à tous les martyrs, auxquels on ajouta plus tard les confesseurs. L’anniversaire de la dédicace du Panthéon, et donc la fête de tous les saints, fut fixée d’abord au 13 mai, puis, en 835, au 1er novembre.

Le lendemain de la Toussaint, 2 novembre, l’Église catholique met tous les défunts au cœur de sa prière liturgique.

Vers l’an 1000, pour que la Toussaint garde précisément son caractère propre et qu’elle ne soit pas une journée des morts, Odilon, abbé de Cluny, impose à tous ses monastères la commémoration des défunts par une messe solennelle le 2 novembre. Cette fête liturgique est à la fois une journée de commémoration et une journée d’intercession ; on fait mémoire des défunts et on prie pour eux. On prie pour les défunts car ils ont besoin d’une purification pour être pleinement avec Dieu. Notre prière peut les aider dans leur épreuve de purification, en vertu de ce qu’on appelle "la communion des saints". La communion des saints, c’est la communion de vie qui existe entre nous et ceux qui nous ont précédés. Il y a, dans le Christ, mort et ressuscité, un lien mutuel et une solidarité entre les vivants et les morts.

La Toussaint et la fête des morts, à la fois séparées dans le calendrier liturgique et en même temps articulées par leur enchainement, manifestent, d’une part avec tous les saints et de l’autre avec tous les fidèles défunts, ce même Salut inauguré par le Christ mort et ressuscité.

Toussaint_savda

Prière pour les saints

Reine de tous les saints, glorieux Apôtres et Evangélistes, Martyrs invincibles, généreux Confesseurs, savants Docteurs, illustres Anachorètes, dévoués Moines et Prêtres, Vierges pures et pieuses femmes, je me réjouis de la gloire ineffable à laquelle vous êtes élevés dans le Royaume de Jésus-Christ, notre divin Maître.

Je bénis le Très-Haut des dons et des faveurs extraordinaires dont il vous a comblés et du rang sublime où il vous élève. O amis de Dieu !

O vous qui buvez à longs traits au torrent des délices éternelles, et qui habitez cette patrie immortelle, cette heureuse cité, où abondent les solides richesses ! Puissants Protecteurs, abaissez vos regards sur nous qui combattons, qui gémissons encore dans l’exil, et obtenez-nous la force et les secours que sollicite notre faiblesse pour atteindre vos vertus, perpétuer vos triomphes et partager vos couronnes.

O Vous tous, bienheureux habitants du ciel, saints amis de Dieu qui avez traversé la mer orageuse de cette vie périssable, et qui avez mérité d’entrer dans le port tranquille de la paix souveraine et de l’éternel repos !

O saintes âmes du paradis, vous qui, maintenant à l’abri des écueils et des tempêtes, jouissez d’un bonheur qui ne doit pas finir, je vous en conjure, au nom de la charité qui remplit votre coeur, au nom de Celui qui vous a choisis et qui vous a faits tels que vous êtes, écoutez ma prière.

Prenez part à nos travaux et à nos combats, vous qui portez sur vos vos fronts vainqueurs une couronne incorruptible de gloire ; ayez pitié de nos innombrables misères, vous qui êtes à jamais délivrés de ce triste exil ; souvenez-vous de nos tentations, vous qui êtes affermis dans la justice ; intéressez-vous à notre salut, vous qui n’avez plus rien à redouter pour le vôtre ; tranquillement assis sur la montagne de Sion, n’oubliez pas ceux qui gisent encore couchés dans la vallée des larmes.

Puissante armée des saints, troupe bienheureuse des apôtres et évangélistes, des martyrs, des confesseurs, des docteurs, des anachorètes et des moines, des prêtres, des saintes femmes et des vierges pures, priez sans cesse pour nous misérables pécheurs. Tendez-nous une main secourable, détournez de nos têtes coupables la justice irritée de Dieu ; faites entrer par vos prières notre frêle navire dans le port de la bienheureuse éternité.

Saint Augustin

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samedi 13 juin 2009

Accueillons Marie...septième jour

ND_de_France

Comme le Père vous a choisie, ô Marie,
pour être la Mère de son Fils bien-aimé,
Et l’épouse admirable de Joseph,
Nous vous choisissons aujourd’hui comme notre Mère et Reine,
Et nous vous consacrons notre foyer et tous ceux qui l’habitent.
Que notre maison soit comme celle de Nazareth
une demeure de paix et de bonheur simple,
par l’accomplissement de la Volonté de Dieu,
la pratique de la charité et le plein abandon à la divine providence.
Aidez-nous à vivre toujours plus chrétiennement,
et exercez sur chacun de nous votre miséricorde la plus maternelle.
O Marie, aidez notre famille à devenir toujours plus profondément
une communauté d’amour et de vie,
manifestant l’amour de Dieu parmi les hommes.

Amen


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vendredi 12 juin 2009

Accueillons Marie...sixième jour

ND_de_France

Je vous salue Marie

Comblée de grâce

Le Seigneur est avec vous

vous êtes bénie entre toutes les femmes

Et Jésus votre enfant est béni

Sainte Marie, mère de Dieu

Priez pour nous

Pauvres pécheurs

Maintenant et à l'heure de la mort

Amen Alléluia

Voici l’été

Habillons nos cœurs de nouvelles couleurs
comme si le monde commençait ce matin.
Habillons nos gestes d’une aura de douceur
parce que la vie, comme une amie, est là devant nous.
Retrouvons la fraîcheur des choses simples
à l’ombre de lieux modestes.
Pour vivre dans ce monde qui parfois nous angoisse
allons jusqu’aux racines de notre humanité.
Là, nous trouverons la fraîcheur de cette source
qui nous promet la jeunesse éternelle.

Fr. Martin Hillairet, o.p.


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jeudi 11 juin 2009

Accueillons Marie...cinquième jour

ND_de_France

Je vous salue Marie

Comblée de grâce

Le Seigneur est avec vous

vous êtes bénie entre toutes les femmes

Et Jésus votre enfant est béni

Sainte Marie, mère de Dieu

Priez pour nous

Pauvres pécheurs

Maintenant et à l'heure de la mort

Amen Alléluia

Mystères glorieux

Couronnement de Marie
« Un grand signe apparut dans le ciel : une femme, vêtue du soleil »   (Apocalypse 12, 1).
Réjouissons-nous et ne nous lassons pas de contempler Marie : elle est vêtue du Soleil de Justice ; elle a revêtu l’Homme Nouveau qui est le Christ. À son école marchons humblement vers cette gloire qui nous est promise à sa suite ; dès aujourd’hui rendons grâces au Seigneur !
Prions pour les défunts qui nous sont confiés et qui ont espéré la joie de la vision de Dieu


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mercredi 10 juin 2009

Accueillons MArie...quatrième jour

ND_de_France

Je vous salue Marie

Comblée de grâce

Le Seigneur est avec vous

vous êtes bénie entre toutes les femmes

Et Jésus votre enfant est béni

Sainte Marie, mère de Dieu

Priez pour nous

Pauvres pécheurs

Maintenant et à l'heure de la mort

Amen Alléluia

Mystères glorieux

Assomption
« Qui est celle-ci qui monte du désert ? »  (Cantique 8, 5).
Marie monte dans la gloire du ciel. Louons le Seigneur qui comble sa servante, celle qui a toujours gardé sa Parole en la méditant dans son cœur. Louons le Seigneur qui nous la donne pour mère et laissons-nous éduquer par elle.
Prions pour qu’à l’exemple de Marie nous nous laissions guider par la Parole de Dieu.


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mardi 9 juin 2009

Accueillons Marie ...deuxième jour

image

Je vous salue Marie

Comblée de grâce

Le Seigneur est avec vous

vous êtes bénie entre toutes les femmes

Et Jésus votre enfant est béni

Sainte Marie, mère de Dieu

Priez pour nous

Pauvres pécheurs

Maintenant et à l'heure de la mort

Amen Alléluia

Mystères glorieux

Ascension
" Comme il les bénissait il se sépara d'eux et fut emporté au ciel "   (Luc 24, 51).
La bénédiction de Jésus qui s'élève au ciel s'étend sur le monde entier et l'enveloppe du dessein bienveillant de Dieu. Or Dieu est amour ; il nous veut remplis d'amour et de paix ! Bénissons-le et rendons-lui grâce avec ferveur.
Prions pour que les hommes de bonne volonté soient des artisans de paix sur la terre.


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Accueillons Marie...troisième jour

ND_de_France

Je vous salue Marie

Comblée de grâce

Le Seigneur est avec vous

vous êtes bénie entre toutes les femmes

Et Jésus votre enfant est béni

Sainte Marie, mère de Dieu

Priez pour nous

Pauvres pécheurs

Maintenant et à l'heure de la mort

Amen Alléluia

Mystères glorieux

Pentecôte
« Ils furent remplis d’Esprit Saint et se mirent à parler d’autres langues »  (Actes 2, 4).
L’Esprit Saint nous est donné tout comme aux apôtres ; sachons l’accueillir, lui laisser la place en nous-même pour qu’il vienne se joindre à notre esprit…et nous serons témoins et acteurs de merveilles d’amour !
Prions pour que les chrétiens sachent se laisser illuminer et guider par le Saint-Esprit afin de répondre avec enthousiasme à leur vocation à la sainteté


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lundi 8 juin 2009

Accueillons Marie...premier jour

ND_de_France

Je vous salue Marie

Comblée de grâce

Le Seigneur est avec vous

vous êtes bénie entre toutes les femmes

Et Jésus votre enfant est béni

Sainte Marie, mère de Dieu

Priez pour nous

Pauvres pécheurs

Maintenant et à l'heure de la mort

Amen Alléluia

Mystères glorieux

Résurrection
«
Pourquoi cherchez-vous le vivant parmi les morts ? » (Luc 24, 5).
Jésus est vivant ! Célébrons-le dans la joie ! Réjouissons-nous de sa joie ! Apportons au monde la bonne nouvelle du salut : en nous réconciliant avec Dieu, Jésus a vaincu la mort et renouvelé la vie ; désormais il nous entraîne dans son triomphe !
Prions pour que la Parole de Dieu qui donne la vie soit toujours mieux écoutée, contemplée, aimée et vécue.


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vendredi 17 avril 2009

une lueur d'espoir ???

comme chque vendredi je reçois par mail la lettre hebdomadaire de Liberté Politique... une lettre que j'apprécie particulièrement ... une lettre qui a le mérite de décrypter de façon intelligente et sûre l'actualité !

Cette semaine, les auteurs de cette lettre nous font part du soutien de Michèle Alliot Marie à notre Saint Père ...un soutien bienvenu par ces temps qui courent !

je vous transmets la lettre intégrale de soutien du ministre visible aussi sur le site de Liberté Politique

Paris, le 10 avril 2009

Eminence,

Les catholiques français et présents dans notre pays se préparent à la célébration de la fête de Pâques marquant la résurrection du Christ.

Je souhaite en cette occasion m'associer de tout cœur à la joie et à l'Espérance de l'Église et de ses membres en vous remerciant d'être mon fidèle interprète auprès de tous.

Le temps de Pâques est aussi celui de la Paix. L'Église y contribue activement par son message universel, en France et partout dans le monde. Ce message est celui de la fraternité, de la tolérance et de l'attention à la souffrance morale, sociale et économique. Il compte plus que jamais dans cette période de crise économique et d'inquiétude chez beaucoup. Les drames qui frappent cruellement les populations civiles en Europe comme au Moyen-Orient nous rappellent aussi la fragilité extrême de notre société internationale.

Le message de l'Église est aussi éthique et moral à l'heure où un débat s'instaure en France, et où de nombreux pays s'interrogent. J'ai pris connaissance avec un grand intérêt des réflexions de l'Église en France que vous avez bien voulu me remettre lors de notre dernier entretien. J'y ai reconnu les valeurs de primauté et de dignité de la personne humaine qui sont au cœur de notre patrimoine et que nous devons préserver.

La parole de Sa Sainteté le pape Benoît XVI mérite d'être restituée dans sa complexité, face aux présentations parfois hâtives et abusivement simplificatrices qui l'entourent, comme vous l'avez fait dans votre récent discours d'ouverture de l'assemblée plénière de la Conférence des Evêques. Je ne doute pas que les débats et controverses récents traduisent moins une crise que le témoignage contemporain du caractère universel de la place de l'Église dans un monde traversé par le doute, et plus que jamais à la recherche de repères.

Je vous renouvelle mes vœux les plus chaleureux, à partager avec tous, et vous prie de croire, Eminence, à l'assurance de ma considération distinguée et de mon souvenir très fidèle et cordial.

Michèle Alliot-Marie

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dimanche 12 avril 2009

Le Christ est vivant...Alleluïa !

anastasis_resurrection

CHRIST EST VRAIMENT RESSUSCITE

ALLELUIA

ALLELUIA

A cette occasion, je vous transmet cette homélie qui est remarquable, elle est visible sur le site du Diocèse de FRéjus Toulon

Le courage de la vérité

Homélie de la messe chrismale - 6 avril 2009

Le lundi 6 avril 2009, monseigneur Dominique Rey a présidé la messe Chrismale en la cathédrale Notre Dame de la Seds à Toulon.
Plus de 200 prêtres et diacres étaient présents entourés de très nombreux fidèles, religieux et religieuses.
Rentrant de l’Assemblée plénière des évêques de France qui vient de se tenir à Lourdes pour sa session de printemps, monseigneur Rey a prononcé une homélie très en lien avec l’actualité de notre Eglise.
Fait rare qu’il convient de souligner, l’homélie s’est achevée par un tonnerre d’applaudissements.
Monseigneur Guy Gaucher, évêque auxiliaire émérite de Bayeux Lisieux était présent puisqu’il prêchait une retraite pour les séminaristes.


Relecture des événements médiatiques

La tempête médiatique que l’Eglise a traversée depuis quelques semaines, nous invite ce soir à faire une relecture spirituelle et ecclésiale de ces événements, à la lumière du mystère pascal que nous allons célébrer tout au cours de cette semaine.

J’ai reçu beaucoup de courriers. Les uns exaspérés, scandalisés, vindicatifs…devant l’attitude du Pape, ou de tel évêque, bien sûr sans que l’accusateur ait pris le soin de remonter à la source de l’information pour rechercher l’exactitude du propos et la vérité des faits, otage qu’il était de la vague émotionnelle ou des slogans… D’autres manifestaient leur soutien indéfectible au St Père, en sachant qu’à travers sa personne, on s’en prenait à l’Eglise tout entière puisque le successeur de Pierre est le garant de sa communion et de son Magistère.

Sans doute, ceux-là percevaient-ils, qu’au-delà des maladresses réelles de communication interne et externe, la bourrasque relevait d’autres enjeux, sur le fond et sur la forme.

D’abord sur le fond

L’indignation médiatique s’est imposée à propos des questions éthiques : aujourd’hui, c’est la question de l’avortement, l’utilisation du préservatif. Hier, c’était la question de l’euthanasie ou du statut de l’embryon, demain, ce sera le mariage homosexuel et l’homo-parentalité.

On baptise facilement l’évolution des mœurs du nom de « progrès », et le législateur est convoqué à la cérémonie du baptême pour enregistrer officiellement l’adoption des nouveaux modes de vie.

A la remorque des groupes de pression, au départ très minoritaires, et par électoralisme, le politique sanctionne la « dérive morale des continents » comme inéluctables. Elle se contente d’enregistrer l’évolution des mœurs…

Lorsqu’il s’agit de l’avenir de la planète, de la disparition de la faune et de la flore, des gaz à effet de serre, le Grenelle de l’environnement adopte prudemment des mesures disciplinaires et contraignantes. En ce qui concerne l’éthique et la vie humaine, les repères font défaut. La reconnaissance par la loi des situations particulières prend le pas sur toute approche globale qui serait portée par une anthropologie commune.

La mission prophétique de l’Eglise

L’Eglise elle, ne se détermine pas à partir des sondages et du changement du climat idéologique. Elle a pour boussole l’Evangile. Elle met le cap vers un Royaume où l’homme a été libéré par le Christ du mensonge et de l’idolâtrie. Il y a été rendu à sa dignité originelle et à sa vocation filiale. Par la voix du successeur de Pierre, qui se trouve placé à la proue du navire, l’Eglise désigne de loin, à travers les tempêtes et les péripéties de l’histoire, le port où Dieu nous attend.

Elle manquerait à sa mission prophétique, si sa voix se taisait par timidité, par lâcheté ou par compromission. Sa vocation, c’est la fidélité à son Epoux, le Christ, à sa présence en elle, à son enseignement, par sa parole.

Oui, l’Eglise ne peut que protester lorsqu’offense est faite à la vie humaine dès sa conception, dans le sein de sa mère. Elle proteste pour ces 220 000 avortements pratiqués chaque année en France, et qui tendent peu à peu à devenir un moyen contraceptif. Elle proteste en pensant à l’aveuglement de ceux qui les pratiquent, au déchirement de celles qui les subissent, et qu’elle se doit d’accompagner parce qu’elle est mère, elle aussi. L’Eglise prie pour ceux que l’on a empêché de vivre pour mille raisons qui ne se justifieront jamais, malgré la légalité des actes, de leur légitimité morale.

L’Eglise proteste encore quand elle s’inscrit en faux lorsqu’on promeut des modèles de famille qui privent l’enfant de la référence paternelle ou maternelle, indispensable à sa croissance humaine.

Face à la propagation du Sida, tout en prenant en compte les besoins de précautions, l’Eglise fait appel en premier lieu à la responsabilité dévolue à chacun d’inscrire la relation affective et sexuelle à l’intérieur d’un projet de vie stable et par une promesse dans la donation de soi, que Dieu vient bénir. Les actes que pose l’Eglise accompagnent son enseignement. En Afrique elle est la première ONG à œuvrer pour accueillir, soigner, accompagner les populations séropositives dans des dispensaires ou hôpitaux, et à rappeler dans ses écoles, avant les mesures prophylactiques à prendre, surtout à éduquer à la dignité de la sexualité, au sens de la maîtrise de soi et au respect du corps.

Un évêque camerounais de passage dans le Var, et qui venait d’accompagner le Saint Père dans son récent voyage en Afrique, était outré par les commentaires suffisants des soi-disants experts. « N’y-aurait-il pas du racisme lorsqu’on veut imposer aux Africains l’usage du préservatif comme si nous sommes jugés incapables de modifier nos modes de relations affectives ? » Et l’évêque d’ajouter : « Cette infantilisation culpabilisante est insupportable. Elle relève d’une forme de néo colonialisme ».

Il y a peu, l’Eglise dénonçait - non pas l’acharnement thérapeutique-, mais l’euthanasie lorsque la prétention eugénique d’une société, décide qui doit vivre et qui doit mourir.

Elle s’insurge aussi contre la manipulation de l’embryon humain, traité comme un matériau de laboratoire, du corps humain considéré comme une boîte à outils.

La protestation de l’Eglise touche en réalité la transgression des interdits fondamentaux qui structurent toute vie en société : le refus du meurtre, alors que l’atteinte à la vie est légalisée dès le sein de la mère ; la différentiation sexuelle homme/femme alors qu’elle est niée par la promotion de nouveaux modèles de sexualité et la confusion des genres (le culturel n’assumant plus le biologique) ; la prohibition de l’inceste qui est contournée par la revendication d’engendrer pour autrui, avec la possibilité, par exemple, de devenir mère porteuse de sa petite fille.

La dictature de la pensée unique

Sur la forme

Un célèbre publicitaire m’avait confié : « La forme, c’est le fond qui remonte à la surface ».

C’est à l’aune de cet adage que j’interprète la virulence des commentaires qui se sont exprimés vis-à-vis de Benoît XVI.

La violence insidieuse, banalisée, faite à la personne humaine en violant les interdits constitutifs de son humanité, enfante la brutalité vis-à-vis de quiconque oserait les dénoncer. Oui, Benoît XVI, dans la fidélité à l’enseignement de l’Eglise, a osé braver la dictature de la pensée unique ! La tolérance revendiquée si souvent…a alors fait place à l’incantation autiste, sans qu’on ait pris le temps de comprendre les faits, de croiser l’information, de relire les déclarations du pape. L’aveuglement émotionnel est devenu inquisition véhémente et lynchage, condamnant quelqu’un (le pape) de façon caricaturale pour des idées qui ne sont pas les siennes, pour des actes qu’il n’a pas commis, des propos qu’il n’a pas tenus. La curée médiatique s’est faite sous impunité garantie.

Beaucoup de chrétiens n’ont pu que se sentir blessés par de tels outrages, par le cynisme de certains représentants de la nation qui complaisamment, ont sali l’image du Saint-Père.

Je souhaite qu’au cours de cette semaine sainte, nous puissions particulièrement prier à son intention dans toutes nos communautés chrétiennes, et plus particulièrement le Vendredi Saint. Nous le ferons ici dans le centre ville de Toulon, par une procession publique et solennelle. Le Chemin de Croix partira à 12h de l’église St Louis jusqu’à la cathédrale. Venez nombreux !

En ce temps liturgique, comment ne pas associer, sans spiritualiser à l’excès, ces vociférations médiatiques aux cris de la foule en furie qui s’en prenait au Christ sur la route du Golgotha ? A un moment ou à un autre de notre itinéraire spirituel, ou de la marche de l’Eglise, notre route croise, comme Simon de Cyrène, Celui qui est chargé d’une croix trop lourde à porter. L’Evangile n’est pas plus facile à vivre ni à proclamer aujourd’hui qu’il y a quelques siècles.

Avoir le courage de la vérité

Et pourtant, en son temps, Jésus fut maître en communication. Le Verbe de Dieu savait parfaitement user de la parole humaine. Les évangiles sont une leçon de rhétorique. Néanmoins, Luc note soigneusement que la première prédication à Nazareth se conclut par un échec évident. Je le cite : « Ils se levèrent, le jetèrent hors de la ville pour le précipiter en bas ».

La semaine passée, l’évangile de Jean rapportait qu’après avoir annoncé aux siens son unité avec le Père, les auditeurs « à nouveau, ramassèrent des pierres pour le lapider ».

« Le langage de la Croix est folie pour ceux qui se perdent. Mais pour ceux qui sont en train d’être sauvés, pour nous, il est puissance de Dieu », dira l’apôtre Paul aux chrétiens de Corinthe (1 Cor, 18 et s)

Cette sainte Croix que nous allons baiser de nos lèvres, dans quelques jours, nous convoque à la suite du Christ qui l’a embrassée, à avoir le courage de la vérité. Le courage de la proclamer. Le courage de l’enseigner, à temps et à contretemps. C’est ce qu’on attend du prêtre dans la responsabilité pastorale que l’évêque lui confie. C’est ce qu’on attend du fidèle laïc en raison de l’engagement baptismal au cœur du monde.

Mais cette parole n’est audible et crédible que si nos propres vies font la preuve de sa fécondité.

Les soubresauts médiatiques de ces derniers jours nous invitent à ne pas nous dérober à la responsabilité prophétique que l’Eglise doit assumer face aux défis anthropologiques et éthiques des temps à venir. Nos silences seraient complices des dérives possibles.

Cette responsabilité est en premier lieu éthique. Face à la crise économique et financière sans précédent et à l’émergence des nouvelles pauvretés et des clivages grandissants entre riches et pauvres qu’elle provoque, face au chômage et à l’endettement de beaucoup, face aux menaces écologiques et environnementales qui pèsent sur la planète…, les appels répétés à une « moralisation » de la vie publique, dans la gestion des ressources naturelles et financières, et dans le management des décideurs et des institutions, rejoignent les protestations de l’Eglise en faveur d’une « écologie de l’homme » (Benoît XVI), en faveur d’une éthique de la vie humaine, pour en décliner la grammaire et la syntaxe.

Sauver la planète : oui

Sauver l’économie : oui

Mais d’abord sauver l’homme de lui-même. Le sauver de la tentation de Babel. Dans un monde globalisé, de plus en plus interconnecté et interactif, il s’agit de préserver son unicité, sa singularité, sa liberté intérieure, sauver sa raison. Bref, honorer son humanité.

Cette indignation que l’Eglise, comme autorité morale, porte seule, n’est pas un retour en arrière. Malgré les accusations de ses contradicteurs, elle ne vire pas au conservatisme en marchant à rebours de l’histoire. Bien au contraire, elle énonce audacieusement les conditions d’un avenir possible. Elle confesse une espérance en faisant mémoire de son origine. Elle porte à notre monde l’exigence que son futur soit aussi une promesse. Elle conteste ses leurres. Parce qu’elle est uniquement attachée au Christ, qui lui confie ses paroles de salut, l’Eglise est libre de tout autre intérêt ou calcul. Et cette liberté la situe en posture critique, décalée et dissidente par rapport au conformisme qui fait le lit du totalitarisme.

Deuxième responsabilité de l’Eglise : communionnelle

Le pape l’a magnifiquement signifiée aux évêques du monde entier par la lettre qui fait suite et explique la levée de l’excommunication des évêques lefèbvristes.

L’Eglise, sacrement universel du salut, doit fournir le signe de cette communion de l’intérieur d’elle-même, et dans la relecture lucide de sa propre histoire. Cette communion est la tâche quotidienne du pasteur. Sa joie et sa souffrance. Il l’exerce au prix de sa vie et de sa prière. Chaque eucharistie nous rappelle que cette communion ne relève pas d’abord d’un art de la médiation sociale ou de l’arbitrage affectif, mais qu’elle se noue au pied de la Croix, dans l’engagement sacerdotal à suivre le Maître jusqu’au bout, dans l’exercice de la miséricorde.

C’est ce que le Pape a redit avec tellement de justesse dans son dernier courrier. Par un curieux retournement de l’histoire, un nouvel intégrisme pointe le nez lorsqu’on refuse que l’Eglise tende la main à ceux qui se sont éloignés, en les enfermant dans leur étiquette et dans leur passé. Benoît XVI a été explicite : « Pouvons-nous les exclure, comme représentant un groupe social marginal, de la recherche de la réconciliation et de l’unité ? » Ni le négationnisme affiché par Mgr Williamson, ni le pharisianisme de ceux qui s’arrogent le monopole de l’interprétation de Vatican II, ne parviendront à altérer cette communion ecclésiale qui s’enracine dans la vie trinitaire, se déploie en premier lieu dans la famille, et puis s’incarne dans chaque communauté chrétienne.

Chers Frères dans le sacerdoce, dans cette crise aux multiples visages que traverse notre société, l’Eglise nous convoque à être promoteur de cette communion. Face à la poussée des individualismes, de l’anonymat et du protectionnisme, la diaconie du Christ et de l’Eglise (que nous célébrons cette année dans notre diocèse) fait de nous des serviteurs, humbles et joyeux, d’une fraternité nouvelle, où l’on découvre peu à peu que le vrai bonheur c’est faire celui des autres, pour devenir ainsi « une oasis d’espérance pour notre prochain » (Benoît XVI)

+ Dominique Rey
6 avril 2009
Cathédrale Notre Dame de la Seds

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