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Créations Castille

Tribulations d'une jeune mère au foyer et art de vivre en région parisienne

mercredi 17 avril 2013

La place des enfants ...

Ou comment recentrer le débat ! 

source http://www.osteopathe94.fr/enfant-adolescent/

Voici quelques coupures de presse qui étayreont vos réflexions ...

Le Monde - 8 novembre 2012 Chantal Delsol (philosophe, membre de l'Institut), Pierre Lévy-Soussan (psychiatre, psychanalyste), Sophie Marinopoulos (psychologue, psychanalyste), Christian Flavigny (pédopsychiatre, psychanalyste), Maurice Berger (chef de service de pédopsychiatrie), Jean-François Mattéi (philosophe), François Olivennes (gynécologue), Claire Squires (psychiatre, psychanalyste), Jean-Pierre Winter (psychanalyste), Michel Schneider (haut-fonctionnaire, psychanalyste), Claire Laporte (psychologue, psychanalyste), Maya Garboua (psychanalyste), Michel Grimbert (psychanalyste), Laure Gomel (psychologue en CECOS), Philippe d'Iribarne (sociologue), Pierre Delvolvé (juriste, membre de l'Institut) Suzanne Rameix (philosophe), Vanina Fonseca (psychologue en maternité), Sonia Gourgeault (psychologue en maternité), Sylvia Metra (sage-femme en maternité) 
Le mariage pour tous, une lutte démocratique contre la discrimination et les inégalités ? Il s'agit plutôt d'annuler la différence des sexes dans les livrets de famille et dans le code civil. La naissance de tous les enfants s'en trouvera bouleversée. En lieu et place du mariage, c'est la question de l'enfant qui est posée, la suppression de sa naissance sexuée à la base de la filiation.
Toutes les filiations du monde reposent sur la pensée de la naissance à partir d'un couple sexué permettant à l'enfant d'accréditer une origine raisonnable quel que soit son mode de procréation (naturelle, adoptive, procréatique). Au nom de quelle " modernité " le priverait-on de la moitié de sa construction identitaire, le projetterait-on dans une origine impossible car impensable – une imposture - ? Tous les enfants du monde ont droit aux différences parentales sexuées, leur conférant ainsi une origine psychique fondatrice de leur individualité.
Accueillir la diversité des familles n'est pas une raison pour saper les bases mêmes de toute famille. Aucune loi ne pourrait nous affranchir de la logique des conditions sexuées de notre naissance.

Le Figaro - 2 octobre 2012 - Agnès Leclair 
Tuer le père, un «meurtre» banal dans les cabinets psys. Sur le plan légal, c'est une autre affaire. Dans le cadre du projet de loi sur l'ouverture du mariage et de l'adoption par les couples de même sexe, nombre de psychanalystes et pédopsychiatres frémissent à l'idée de voir disparaître les « pères » et « mères » du Code civil. Gommer deux figures centrales de l'inconscient au profit du terme asexué de « parent », c'en est trop pour les freudiens. Quelle place pour le complexe d'Œdipe dans un monde avec deux mamans ou deux papas ? Écoeurés de s'entendre répliquer que seul l'amour importe, ils comptent dans leurs rangs de féroces opposants à la promesse 31 de François Hollande.

Le Figaro - 3 mars 2009 - Agnès Leclair 
Le psychanalyste Jean-Pierre Winter met ainsi en garde contre «un changement profond des lois de la filiation»«La vie prive parfois un enfant de père ou de mère par accident, commente-t-il, mais ce n'est pas à la loi d'organiser cette privation. Cela transforme les enfants en champ d'expérience car il n'existe pas d'études sérieuses sur le devenir des enfants des familles homoparentales.» «Il serait plus pertinent d'accorder des droits d' “ éducateurs” aux personnes qui les élèvent que de les reconnaître comme parents», poursuit-il.

L'Humanité - 25 août 2012 - Jean-Pierre Winter (psychanalyste) 
J’aimerais être convaincu que la promesse de François Hollande est le fruit d’une réflexion approfondie et qu’il ne s’agit pas d’une simple adaptation à l’air du temps ! J’aurais aimé que François Hollande tienne compte des débats qui ont eu lieu lors de la révision des lois de bioéthique. Quelques arguments ont été alors avancés qui n’étaient pas seulement inspirés par une morale caduque ou des dogmes religieux. Cela étant, son embarras sur ces questions se trahit dans sa prise de position – que je partage – contre la grossesse pour autrui, qui aurait pour conséquence une inégalité de fait entre les couples lesbiens et les couples d’hommes?!
Encore une fois, nul ne doute des capacités pédagogiques et de l’amour que des homosexuels sont à même de mettre au service d’enfants dont ils auraient la charge, ni ne prétend que les familles dites « traditionnelles » seraient a priori plus compétentes pour éduquer des enfants. Mais il s’agit de réfléchir au fait qu’élever un enfant ne suffit pas à l’inscrire dans une parenté. L’enjeu est celui des lois de la filiation pour tous.
Comme psychanalystes nous ne sommes que trop avertis des conséquences anxiogènes à long terme des bricolages généalogiques commis au nom de la protection d’intérêts narcissiques, religieux, économiques ou autres. Jusqu’à présent ces manipulations, souvent secrètes, pouvaient être entendues comme des accidents historiques, des conséquences de troubles psychologiques, des effets d’aliénation, etc. Mais voilà que l’« accident » devrait devenir la loi.
Voilà que François Hollande veut organiser légalement des arrangements qui priveraient a priori certains enfants de leur père ou de leur mère. Et il nous faudrait croire, simplement parce qu’on nous l’affirme, que cela serait sans effets préjudiciables alors que nous pouvons constater jour après jour la souffrance et l’angoisse de ceux que la vie s’est chargée de confronter à de tels manques.
Certains, à droite comme à gauche, semblent convaincus qu’un enfant se portera bien du moment qu’il est aimé. Le grand mot amour est lâché ! Cet argument est dangereux. Il est culpabilisant pour tous les parents qui ont chéri leur enfant et qui néanmoins l’ont vu dériver et s’acharner contre eux dans la colère ou la haine. Au reste, qui peut dire avec certitude la différence entre amour et allégation d’amour ? Qu’on ne nous dise pas, sans rire, que nombre d’études américaines, canadiennes, finnoises ou autres démontrent que les enfants élevés avec des parents du même sexe vont, aujourd’hui, aussi bien que les autres. Jamais citées, au demeurant, elles ne sont pas plus pertinentes que la présence de cellules de crise psychologique lors de la moindre catastrophe car la psychanalyse nous a appris que les effets d’un trauma ne sont déchiffrables qu’après son refoulement, et donc dans l’après-coup.
Il nous faudra du temps pour constater empiriquement ce que nous savons déjà. Mais dans l’intervalle combien d’enfants auront été l’objet d’une véritable emprise purement expérimentale ? Il faudra plusieurs générations pour apprécier les conséquences de telles modifications dans le système de la filiation surtout si par voie de conséquence logique on en vient, comme en Argentine récemment, à effacer purement et simplement la différence des sexes en laissant à chacun le droit de déclarer le genre qui lui sied par simple déclaration. [...]

Le Monde - 20 juillet 2012 - Sylvie Kerviel (avec AFP) 
Un bébé pouponné par son père a davantage de chances de grandir sereinement qu'un nourrisson peu porté par lui. Tel est le résultat d'une étude réalisée par des chercheurs de l'université d'Oxford et publiée par la revue Journal of Child Psychology and Psychiatry.
Selon cette étude, publiée le 19 juillet, des interactions positives père-bébé dès l'âge de 3 mois permettent de réduire les problèmes de comportement du nourrisson à l'âge d'un an, et par la suite. Cette étude a également montré que l'impact du père était plus important chez les bébés garçons que chez les filles."Nous avons découvert que les enfants avec qui les pères avaient davantage de contacts avaient de meilleurs résultats, avec par la suite moins de problèmes de comportement. A l'inverse, les troubles étaient plus nombreux lorsque les pères étaient plus distants, perdus dans leurs pensées ou avaient moins de contacts", explique le Dr Paul Ramchandani, qui a dirigé l'étude.
Les chercheurs ont suivi 192 familles, recrutées dans deux maternités britanniques, qui ont été rencontrées à deux reprises– l'une lorsque le bébé avait 3 mois et la seconde au moment où l'enfant atteignait l'âge d'un an. [...] 
D'autres études ont déjà montré l'influence sur le développement du bébé d'un investissement paternel. On a ainsi observé que les enfants dont le père était très présent avaient un meilleur quotient de coordination vision-préhension, utilisaient mieux leurs jambes et leurs bras pour résoudre des problèmes concrets.
Le psychologue Jean Le Camus, auteur de Comment être père aujourd'hui ? (éditions Odile Jacob), note ainsi que les pères encouragent plus et gratifient moins que les mères, en ayant moins tendance à intervenir pour résoudre les difficultés à la place de l'enfant. La présence du père durant les deux premières années semble sociabiliser davantage l'enfant. Il sera plus confiant et plus entreprenant en présence d'une personne étrangère.
Pour le pédiatre Philippe Grandsenne, auteur de Bébé, dis-moi qui tu es (éditions Marabout), le père, du fait de sa position extérieure au couple mère-bébé, fait la transition entre famille et société.

analyse Source : "Do early father–infant interactions predict the onset of externalising behaviours in young children ? Findings from a longitudinal cohort study", Journal of Psychology and Psychiatry, le 19 juillet 2012

 

Inspiré par castille à 12:21 - Mes coups de cœur - Commentaires [0] - Permalien [#]

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